Les États-Unis s’apprêtent à accueillir un nouveau round de négociations entre le Liban et Israël, dans une tentative renouvelée de désamorcer les tensions persistantes entre les deux pays voisins.
Prévue jeudi au département d’État à Washington, cette rencontre intervient dans la continuité d’un premier round tenu le 14 avril, qualifié par les autorités américaines «d’échanges productifs».
Selon un porte-parole du département d’État, l’envoyé américain en Israël, Mike Huckabee, participera à ces pourparlers aux côtés de hauts responsables de l’administration américaine, dont le secrétaire d’État, Marco Rubio et le conseiller Michael Needham. Cette initiative s’inscrit dans les efforts diplomatiques continus de Washington pour favoriser un dialogue direct entre Beyrouth et Tel-Aviv.
Plusieurs figures diplomatiques de premier plan sont attendues à cette réunion. Il s’agit notamment de l’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, de l’ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Hamadeh Moawad, ainsi que de l’ambassadeur d’Israël à Washington, Yechiel Leiter. La présence de ces responsables souligne l’importance accordée à cette phase de négociations.
«Nous continuerons à faciliter des discussions directes et de bonne foi entre les deux gouvernements» libanais et israélien, a affirmé le porte-parole, réitérant l’engagement des États-Unis à jouer un rôle de médiateur actif.
Ces pourparlers surviennent dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur récente d’un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël. Toutefois, les déclarations du ministre israélien de la Défense, Israel Katz, indiquant la volonté de maintenir le contrôle sur certaines zones du sud du Liban, témoignent de la fragilité de cette trêve.
Depuis le 2 mars, le conflit a causé des pertes humaines considérables, avec environ 2.300 morts, plus de 7.500 blessés et plus d’un million de déplacés, selon des sources officielles, accentuant l’urgence d’une solution diplomatique durable.

