Le Venezuela promet la libération progressive de 300 détenus

Les autorités vénézuéliennes ont annoncé mardi 19 mai, la libération progressive de 300 détenus politiques au courant de cette semaine, a annoncé le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Jorge Rodríguez, lors d’une session officielle au parlement. 

Selon le responsable vénézuélien, cette décision concerne principalement des détenus considérés comme vulnérables, notamment les personnes âgées de plus de 60 et 70 ans, les enfants mineurs, les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les prisonniers souffrant de pathologies chroniques ou de problèmes de santé documentés. 

Jorge Rodríguez a insisté sur le fait que les libérations de l’Assemblée nationale, reposent sur des critères «strictement humanitaires» liés à l’âge et à l’état de santé des détenus et se distinguent de la récente loi d’amnistie adoptée par le Parlement.

Cette initiative intervient dans un contexte de fortes pressions internationales autour de la question des prisonniers politiques au Venezuela. 

Des organisations de défense des droits humains ainsi que plusieurs mouvements et partis de l’opposition affirment qu’un bon nombre de ces détenus ont été condamnés à l’issue de procédures judiciaires contestées et seraient incarcérés pour des motifs politiques. L’ONG ForoPenal estime que plusieurs centaines de prisonniers politiques croupissent encore dans les geôles du pays. 

La mesure annoncée par Caracas intervient également quelques jours après les déclarations du président américain Donald Trump, qui a assuré que Washington poursuivrait ses efforts pour obtenir la libération de tous les prisonniers politiques encore détenus au Venezuela. «Nous allons tous les faire sortir», a déclaré Donald Trump devant la presse, rappelant que plusieurs détenus avaient déjà été libérés ces derniers mois. 

Alors que le gouvernement vénézuélien présente cette décision comme un geste d’apaisement et de réconciliation, l’opposition et les ONG réclament davantage de transparence sur l’identité des détenus concernés ainsi qu’une réforme plus large du système judiciaire et pénitentiaire du pays.