L’Iran examine le texte final d’un éventuel accord avec les États-Unis

L’Iran poursuit l’analyse du texte final proposé dans le cadre des négociations avec les États-Unis et n’a pas encore communiqué à ce stade, sa réponse officielle, rapporte l’agence de presse semi-officielle Mehr, citant une source proche du dossier, alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour tenter de stabiliser une région marquée par plusieurs mois de tensions.

Selon cette source, les autorités iraniennes examinent avec attention les termes de l’éventuel accord afin de s’assurer qu’il garantisse des bénéfices « réels et tangibles » pour le pays.

Téhéran demeure prudente dans son approche, invoquant les précédents différends avec Washington et ce qu’elle considère comme un historique de non-respect des engagements pris par les administrations américaines successives sans les honorer.

Cette méfiance, accumulée au fil des années, pousse les responsables iraniens à soumettre chaque disposition du texte à une évaluation approfondie avant de formuler sa réponse.

Le contexte régional reste particulièrement tendu depuis l’escalade militaire déclenchée par les frappes menées en février par les États-Unis et Israël contre des cibles iraniennes. L’Iran avait alors riposté par des attaques dirigées contre Israël ainsi que contre plusieurs alliés de Washington dans la région du Moyen-Orient.

Téhéran avait également procédé à la fermeture du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures.

Une trêve est entrée en vigueur le 8 avril à la faveur d’une médiation pakistanaise, permettant une désescalade temporaire des hostilités. Toutefois, les discussions engagées par la suite à Islamabad n’ont pas encore débouché sur un accord politique global susceptible de garantir une paix durable.

Parmi les principales conditions avancées par l’Iran figure l’arrêt des opérations militaires sur l’ensemble des théâtres de conflit régionaux. Téhéran insiste notamment sur la nécessité d’un cessez-le-feu au Liban, où les combats se poursuivent depuis le lancement d’une nouvelle offensive israélienne contre ce pays, au début du mois de mars.

Dans ce contexte, le président américain Donald Trump a déclaré lundi avoir demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les troupes israéliennes déployées à Beyrouth, un geste qui pourrait contribuer à relancer les efforts diplomatiques en cours entre Téhéran et Washington.