L’ex-Premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra obtient la grâce royale

L’ancien Premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra a été libéré de l’intégralité de sa peine carcérale, après avoir bénéficié d’une grâce royale, ont annoncé ce mercredi 3 juin, les autorités thaïlandaises, relayées par les médias locaux.

Cette décision met un terme anticipé aux restrictions judiciaires qui pesaient encore sur cette figure politique majeure et controversée du royaume.

Selon le ministre thaïlandais de la Justice, le lieutenant-général Ruttapol Naowarat, l’ancien dirigeant, Thaksin Shinawatra remplissait les critères fixés par le décret royal de 2026 relatif aux mesures de clémence. Ce texte prévoit notamment la libération des détenus en liberté conditionnelle ayant moins d’un an de peine à purger, sauf exceptions spécifiques.

Initialement, Thaksin Shinawatra devait achever sa peine le 9 septembre 2026. Après son retour en Thaïlande en août 2023, à l’issue de plusieurs années d’exil volontaire, il avait été incarcéré avant de voir sa condamnation réduite. Huit mois plus tard, il avait obtenu une libération conditionnelle, assortie de mesures de contrôle, dont le port d’un bracelet électronique.

Les autorités ont précisé que ce dispositif de surveillance pourrait être retiré immédiatement à la suite de la grâce royale, même si certaines démarches administratives restaient en cours pour finaliser l’application du décret.

Cette mesure marque la fin complète des obligations judiciaires imposées à l’ancien chef du gouvernement, plusieurs mois avant l’échéance prévue. Elle intervient dans un contexte politique toujours marqué par l’influence persistante de Thaksin Shinawatra, dont le retour au pays avait suscité de vifs débats au sein de la société thaïlandaise.

Personnalité centrale dans la vie politique du pays depuis le début des années 2000, il demeure une figure clivante, à la fois soutenue par une partie de la population et critiquée par ses opposants. Sa libération totale pourrait ainsi raviver les tensions politiques internes, dans un paysage déjà fragilisé.