La Banque mondiale a approuvé un financement de 265 millions de dollars pour le projet de Station de transfert d’énergie par pompage (STEP) d’Ifahsa, près de Chefchaouen, qui permettra de renforcer le système électrique et les infrastructures d’énergie renouvelable au Maroc.
Cet investissement dans les infrastructures d’énergie propre, l’un des plus importants en Afrique, permettra de renforcer la fiabilité et la résilience du système électrique marocain en offrant une capacité de stockage flexible pour accompagner l’intégration d’une part plus importante d’énergies renouvelables, a indiqué le Groupe de la Banque mondiale.
La STEP d’Ifahsa vise à “garantir aux ménages et aux entreprises un approvisionnement en électricité plus sûr et plus propre”, a expliqué mercredi l’institution de Bretton Woods dans un communiqué.
Pendant la phase de construction, le projet devrait générer environ 820 emplois directs par an, et créer, par la suite, des possibilités d’emploi supplémentaires dans le secteur de l’énergie et au-delà, grâce à la capacité d’énergies renouvelables qu’il permettra de déployer.
Cette installation de 300 mégawatts permettra au Maroc d’intégrer au moins 1 gigawatt d’énergie solaire et éolienne supplémentaire dans son réseau national, ouvrant ainsi la voie à environ 1 milliard de dollars d’investissements privés. Le projet devrait également permettre d’éviter quelque 1,7 million de tonnes d’émissions de CO₂ par an.
La contribution de la Banque mondiale associe un prêt de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), un financement concessionnel du Fonds pour les technologies propres, un don du Fonds pour une planète vivable, ainsi qu’un financement par la Banque africaine de développement.
Pour Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division à la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, “le projet Ifahsa est l’exemple même du type de partenariats transformateurs que nous nous efforçons de bâtir, en réunissant institutions multilatérales et autorités nationales, en mobilisant des capitaux et en investissant dans des infrastructures qui génèrent des dividendes environnementaux, sociaux et économiques”.

