L’Iran exige la fin des menaces américaines avant toute négociation sur un accord de paix définitif

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi a affirmé, lundi, que les négociations en vue d’un accord de paix définitif entre Téhéran et Washington, ne pourraient être engagées tant que les menaces américaines persisteraient sur l’Iran. 

Dans un message publié sur la plateforme X, le chef de la diplomatie iranienne a rappelé que cette condition figure explicitement dans le protocole d’accord signé le mois dernier entre les deux pays.

« Le paragraphe 13 du protocole d’accord est clair : les négociations sur l’accord définitif ne commenceront pas si les menaces persistent. Respectez votre signature», a écrit Abbas Araghchi, appelant les États-Unis à honorer les engagements pris dans le cadre de ce protocole d’accord.

Négocié sous médiation pakistanaise, le protocole d’accord d’Islamabad est entré en vigueur le 18 juin dernier, après sa signature électronique par le président iranien, Massoud Pezechkian et son homologue américain, Donald Trump. 

Comportant 14 points, le document a ouvert une période de 60 jours consacrée à des discussions indirectes entre les deux pays, avec pour objectif de parvenir à un accord de paix durable.

La mise en garde ide la diplomatie iranienne intervient quelques heures après de nouvelles déclarations du président Donald Trump, qui a réaffirmé que les États-Unis étaient prêts à recourir à la force militaire si les efforts diplomatiques échouaient, réitérant l’intention de son pays d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire.

«Soit nous concluons un accord, soit nous irons jusqu’au bout. Ce ne sera pas difficile. Je préfère un accord, car je ne veux pas nuire à 91 millions de personnes», a déclaré Donald Trump devant des journalistes à la Maison Blanche.

Les tensions se sont également accrues après les propos du ministre israélien de la Défense, Israel Katz, qui a averti qu’Israël «contrecarrerait» toute future tentative d’un dirigeant iranien de menacer son territoire.

En parallèle, Abbas Araghchi a diffusé des images d’un important rassemblement à Téhéran lors du cortège funèbre de l’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême iranien assassiné le 28 février, au premier jour de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, pour prouver la grande  mobilisation du peuple iranie n derrière ses dirigeants.