De nouvelles frappes américaines ont été signalées jeudi dans plusieurs régions du Sud et du Sud-ouest de l’Iran, où des explosions ont été entendues dans différentes localités, tandis qu’une centrale électrique située à proximité de la centrale nucléaire de Bushehr a été touchée, selon des médias et responsables iraniens.
D’après la télévision d’État iranienne, plusieurs détonations ont retenti dans les villes d’Ahvaz et de Ramshir, situées dans la province du Khuzestan, au Sud-ouest du pays. D’autres explosions ont également été signalées près du village de Ziyarat, dans le district de Sirik, au Sud de la province d’Hormozgan, laissant craindre un élargissement du théâtre des opérations militaires et des frappes américaines.
De son côté, l’agence de presse iranienne semi-officielle Tasnim a fait état d’explosions à proximité de Bandar Mahshahr, dans le Khuzestan, sans fournir d’informations détaillées sur d’éventuelles victimes ou l’ampleur des dégâts.
Dans le Sud du pays, deux explosions se sont produites aux abords de la ville de Bushehr, rapporte l’agence Fars citant le gouverneur de la province, Mohammad Mozaffar qui a indiqué qu’un missile avait frappé une centrale électrique située près de la centrale nucléaire de Bushehr.
L’attaque a provoqué une interruption de l’alimentation électrique dans un village voisin pendant près de deux heures, avant que le courant ne soit progressivement rétabli.
Ces développements interviennent après l’annonce pzr le Commandement central américain (CENTCOM), de la poursuite des frappes contre des objectifs militaires iraniens. Washington affirme que cette campagne vise à réduire les capacités de l’Iran à menacer les navires marchands et les marins civils opérant dans les eaux stratégiques du détroit d’Ormuz.
Depuis plusieurs jours, les États-Unis multiplient les opérations militaires ciblant divers objectifs dans le territoire iranien. En réaction, Téhéran affirme avoir ciblé des installations et des bases utilisées par les forces américaines dans plusieurs pays du Golfe.
Cette nouvelle escalade survient malgré l’accord-cadre conclu en juin dernier sous la médiation du Pakistan. Destiné à mettre fin au conflit déclenché en février et à baliser la voie à un règlement durable, cet accord peine à produire les effets escomptés et n’a pas empêché la reprise des affrontement entre les deux puissances.

