Le taux de chômage strict a reculé à 9,5% au deuxième trimestre 2026, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP), qui se base sur les résultats de l’EMO (Enquête sur la Main-d’œuvre) 2026, lesquels ne sont pas directement comparables à ceux de l’ENE (Enquête Nationale sur l’Emploi) publiés antérieurement, en raison des changements conceptuels et méthodologiques introduits.
En revanche, leur comparaison avec les indicateurs rétropolés provisoires est méthodologiquement valide, explique le HCP, précisant que le taux de chômage strict au T2 2026 s’établit à 11,9% en milieu urbain et 5,4% en milieu rural.
« Ce taux atteint 14,8% pour les femmes contre 8,1% pour les hommes. Les jeunes de 15 à 24 ans restent la catégorie la plus exposée, avec un taux de 27,2%, suivi par les personnes âgées de 25 à 34 ans (14,5%).
Le taux de chômage strict s’est situé à 16,7% parmi les détenteurs d’un diplôme avancé, suivis par les personnes ayant un diplôme intermédiaire (16%) et ceux ayant un diplôme de base (11,4%). Les personnes n’ayant aucun diplôme enregistrent le taux le plus bas (3,8%).
Entre le deuxième trimestre et le premier trimestre de 2026, le taux de chômage strict a reculé de 1,3 point, passant de 10,8% à 9,5%, de 13,5% à 11,9% en milieu urbain (-1,6 point) et de 6,1% à 5,4% en milieu rural (-0,7 point).
En termes de volume, le chômage strict a atteint 1.121.000 personnes au T2 2026, dont 79,3% résident en milieu urbain et 33,3% sont des femmes. Ce volume a reculé, par rapport au premier trimestre de 2026, de 132.000 chômeurs, suite à une baisse de 108.000 en milieu urbain et de 24.000 en milieu rural.

