L’Iran a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures « sérieuses et décisives » pour mettre fin aux violences contre les Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie occupée, dénonçant ce qu’il qualifie de « génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité » commis par Israël.
Dans un communiqué publié à l’approche de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministère iranien des Affaires étrangères a également condamné les déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu concernant la mosquée Al-Aqsa, ainsi que ce qu’il présente comme une « profanation » du mur d’Al-Buraq.
Téhéran accuse par ailleurs Israël de mener des « meurtres systématiques » et de pratiquer la torture à l’encontre de Palestiniens détenus. Selon le ministère iranien, plus de 10.000 femmes et enfants palestiniens auraient été emprisonnés, tandis que plusieurs dizaines seraient morts en détention et que des centaines auraient subi des amputations ou seraient désormais en situation de handicap.
Le ministère affirme également qu’au moins trois prisonniers palestiniens décèdent chaque mois sous la torture, présentant ces accusations comme révélatrices, selon lui, de la nature « coloniale et d’apartheid » du système israélien.
Téhéran met aussi en cause les États-Unis, accusés d’apporter à Israël un soutien militaire, financier et politique et de chercher à limiter les mécanismes internationaux de mise en cause de ses responsables. L’Iran dénonce notamment les pressions exercées, selon lui, sur des magistrats internationaux et des défenseurs des droits humains.
Le ministère iranien estime par ailleurs que les actions israéliennes menées au cours des dernières décennies ont contribué à fragiliser la crédibilité de l’ONU et du droit international.
Alors que la prochaine session de l’Assemblée générale est placée sous le thème du « renouvellement de la confiance » dans l’organisation, Téhéran appelle les États membres à soutenir le droit des Palestiniens à l’autodétermination.
L’Iran réclame enfin un renforcement de l’aide humanitaire destinée à Gaza, la fin de l’occupation et de l’accaparement des terres, ainsi que la poursuite en justice des responsables d’actes qu’il considère comme des violations du droit international.

