L’Iran peut rouvrir le détroit d’Ormuz d’ici sept jours si les États-Unis réduisent leur pression militaire

Téhéran a proposé de rouvrir dans un délai de sept jours, le détroit d’Ormuz au trafic maritime, à condition que les États-Unis prennent de premières mesures visant à réduire la pression militaire exercée sur l’Iran, a indiqué ce mardi 22 septembre, un responsable iranien cité sous le couvert de l’anonymat par l’agence de presse Reuters.

Le responsable iranien précise que la proposition de Téhéran aurait déjà été transmise à Washington par l’intermédiaire de médiateurs et porte  également sur la reprise des négociations en vue de parvenir à une «cessation permanente des hostilités» entre les deux pays. Reuters rapporte de son côté, que le plan iranien aurait été transmis aux États-Unis le 16 septembre.

Le responsable iranien a par ailleurs exclu une rencontre entre le président iranien, Masoud Pezeshkian et son homologue américain, Donald Trump en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui se tient cette semaine à New York. Il a toutefois estimé qu’une avancée vers un accord restait possible, à condition que Washington fasse preuve de «sérieux et d’engagement».

Cette initiative intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Téhéran, alors que les discussions visant à mettre fin au conflit restent bloquées, notamment autour de la navigation dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime qui constitue une voie stratégique pour les échanges énergétiques mondiaux, avec le transit d’une part importante des flux internationaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Les hostilités entre les deux pays avaient connu une première accalmie au printemps, avant la conclusion en juin dernier, d’un mémorandum d’entente à Islamabad (Pakistan) prévoyant une trêve initiale de 60 jours pour négocier un accord durable. Le texte prévoyait notamment des dispositions concernant la circulation des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz.

Les tensions ayant repris, la question de la réouverture de ce détroit demeure désormais au cœur des efforts diplomatiques. La nouvelle proposition iranienne pourrait ainsi constituer une piste de reprise du dialogue entre Téhéran et Washington.