Sebta : Un dispositif sécuritaire renforcé pour contrer les tentatives de franchissement collectif

Un important dispositif sécuritaire a été déployé dès les premières heures de mardi 22 septembre autour de Bab Sebta et sur les principaux axes menant au poste-frontière, dans le cadre du renforcement de la surveillance de la zone.

Vers 4 heures du matin, les forces de l’ordre ont détecté des mouvements suspects dans le secteur forestier de Belyounech. Un groupe d’environ 142 candidats à la migration irrégulière aurait tenté de progresser en direction de la clôture séparant Fnideq de Sebta, en profitant de l’obscurité et du relief accidenté pour échapper aux dispositifs de surveillance.

Les forces publiques sont rapidement intervenues afin de contenir le groupe avant qu’il n’atteigne la clôture. Selon les premiers éléments disponibles, la majorité des personnes interpellées seraient originaires de pays d’Afrique subsaharienne. Des ressortissants soudanais et algériens ainsi que des Marocains figureraient également parmi les personnes arrêtées.

Le dispositif a été coordonné au niveau régional sous la supervision du wali de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Younès Tazi, en coordination avec les gouverneurs des provinces de Fahs-Anjra et de M’Diq-Fnideq. Plusieurs corps ont été mobilisés, notamment la Gendarmerie royale, la Sûreté nationale, les Forces auxiliaires et les autorités locales.

Les moyens engagés comprennent plusieurs véhicules sécuritaires, des camions équipés de canons à eau ainsi que des véhicules blindés destinés à renforcer la sécurisation des points sensibles et des voies d’accès au poste-frontière.

La surveillance a également été renforcée sur le littoral. Les unités de la Marine royale ont accru leur niveau de vigilance afin de prévenir d’éventuelles tentatives de contournement par voie maritime, notamment à la nage ou à bord d’embarcations.

Le dispositif couvre notamment l’axe reliant Tanger Med à Belyounech et Fnideq, ainsi que les zones montagneuses et forestières environnantes. Des patrouilles terrestres sont maintenues afin de prévenir de nouveaux regroupements.

Des drones participent également aux opérations de surveillance des secteurs difficiles d’accès. Leur utilisation permet de détecter les mouvements dans les zones boisées et accidentées et de faciliter l’intervention des équipes déployées au sol.