Sahara : Le Maroc aborde l’échéance d’octobre à l’ONU avec des soutiens diplomatiques renforcés

Le Maroc aborde la prochaine échéance d’octobre consacrée au mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) dans un contexte marqué par plusieurs développements diplomatiques favorables à sa position. Le Conseil de sécurité doit notamment examiner l’avenir de la mission, dont le mandat actuel arrive à échéance le 31 octobre 2026. La résolution 2797, adoptée en 2025, avait prolongé ce mandat tout en demandant au secrétaire général de l’ONU de présenter une revue stratégique de son avenir.

Le 16 septembre, une déclaration conjointe du Maroc, des États-Unis et d’Israël a réaffirmé la reconnaissance américaine et israélienne de la souveraineté marocaine sur l’ensemble du Sahara occidental, ainsi que leur soutien au plan d’autonomie marocain, présenté comme une base de règlement « sérieuse, crédible et réaliste ».

Sur le plan bilatéral, les démarches diplomatiques menées par Rabat auprès de plusieurs membres non permanents du Conseil de sécurité sont également mises en avant. Selon des sources citées par la presse marocaine, les déplacements du ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita au Danemark et en Grèce auraient permis de consolider le soutien à l’initiative d’autonomie.

Le contexte diplomatique inclut également l’évolution des relations avec certains autres membres du Conseil. La Colombie a récemment modifié sa relation avec le Front Polisario, tandis que le Pakistan poursuit le développement de ses relations avec Rabat.

Selon une source proche du dossier,  la session d’octobre pourrait constituer une occasion de consolider les acquis de la résolution 2797 et d’examiner une éventuelle évolution du mandat de la MINURSO.

Parallèlement, le Maroc poursuit son dialogue avec Moscou. Une première réunion du comité de travail entre les ministères des Affaires étrangères marocain et russe s’est tenue récemment à Moscou, avec un engagement affiché à approfondir la coordination sur plusieurs dossiers régionaux et internationaux.

À l’approche de l’échéance d’octobre, le Maroc bénéficie également du soutien de la France et du Royaume-Uni, deux membres permanents du Conseil de sécurité disposant du droit de veto. Paris avait officiellement exprimé, en juillet 2024, sa reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, tandis que Londres soutient, depuis juin 2025, le plan marocain d’autonomie comme cadre de règlement de la question du Sahara occidental.