Le gouvernement israélien a annoncé mercredi, l’intensification de son offensive dans la bande de Gaza, avec la fragmentation du territoire et la prise de contrôle de larges zones afin d’exercer une pression accrue sur le Hamas pour obtenir la libération des otages.
Malgré cette stratégie, le mouvement islamiste palestinien a rejeté une proposition de trêve transmise par l’intermédiaire du Qatar et de l’Égypte, selon des sources au sein du Hamas. Pendant ce temps, les frappes israéliennes ont entraîné la mort d’au moins 30 Palestiniens dans la bande de Gaza, dont plusieurs enfants, selon les secours locaux.
Le Hamas a exprimé sa volonté de négocier sur la base d’une initiative égypto-qatarie prévoyant un cessez-le-feu de 50 jours. En contrepartie, il libérerait cinq soldats israéliens en échange de 2.250 prisonniers palestiniens détenus en Israël, selon un responsable du mouvement palestinien.
Israël, qui a repris son offensive le 18 mars après deux mois de trêve, affirme que la pression militaire reste le seul moyen d’obtenir la libération des otages encore retenus à Gaza. Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a déclaré que «nous morcelons la bande de Gaza et augmentons progressivement la pression pour qu’ils nous rendent nos otages».
Cette approche suscite des interrogations, notamment de la part du Forum des familles des otages, qui appelle à privilégier la voie diplomatique. Dans une lettre ouverte, des otages libérés et leurs proches ont averti que l’intensification des opérations militaires met en péril la vie des captifs.
Le conflit, déclenché le 7 octobre 2023 par une attaque du Hamas ayant causé 1.218 morts en Israël, a entraîné une riposte militaire israélienne de grande ampleur. Selon les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, plus de 50.423 personnes, majoritairement des civils, ont perdu la vie depuis le début des hostilités.
Par ailleurs, les restrictions imposées par Israël sur l’acheminement de l’aide humanitaire aggravent la crise humanitaire à Gaza, où la population fait face à des pénuries critiques de nourriture, d’eau et de médicaments.