Préscolaire en milieu rural : Un taux de généralisation record de 81%, selon le ministre Berrada

La généralisation de l’éducation préscolaire en milieu rural progresse à un rythme soutenu, avec un taux 81% qui dépasse celui du milieu urbain, favorisée par l’absence de problèmes fonciers en milieu rural et le soutien de l’INDH, notamment en matière de construction d’établissements scolaires et de développement des programmes d’éducation préscolaire.

Ces chiffres ont été dévoilés lundi à la Chambre des représentants, par le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Saad Berrada. Le ministre a précisé que le taux d’accès à l’éducation préscolaire en milieu rural, qui n’était que de 35% en 2018 atteint actuellement 81%, avec un engagement du ministère d’atteindre la généralisation complète à l’horizon 2028.

Saad Berrada a évoqué l’adoption d’une approche technique novatrice fondée sur une “planification locale” qui intègre la base de données “Masar” pour l’éducation préscolaire à celle de l’enseignement primaire. Cela permet au ministère d’identifier avec exactitude les enfants n’ayant pas bénéficié d’une éducation préscolaire et d’identifier les régions enregistrant un manque afin d’y remédier, a-t-il affirmé.

Le préscolaire compte actuellement 50.000 éducatrices et éducateurs, dont 20.000 exercent en milieu rural, a ajouté le ministre, faisant savoir que cette année, environ 42.000 élèves supplémentaires ont été inscrits et 1.500 nouvelles classes créées, ce qui devrait porter le taux de scolarisation en préscolaire à 85% en fin d’année.

Le nombre d’heures de formation initiale a atteint environ 950 heures par éducateur, outre l’adoption de contrats à durée indéterminée (CDI), a indiqué M. Berrada. Toutes les associations ont été invitées à abandonner les contrats à durée déterminée au profit des CDI, garantissant ainsi aux éducateurs de bénéficier de leur ancienneté, a-t-il affirmé.

Le ministère s’est assuré du versement par l’ensemble des académies régionales des cotisations aux associations dans les délais impartis, soit le 1er septembre et le 1er janvier, afin d’éviter tout retard dans le paiement des salaires des éducatrices, a-t-il soutenu, soulignant que cette procédure est soumise à un contrôle direct de la part du ministère.