La Chine attribue les perturbations dans le détroit d’Ormuz à l’offensive américano-israélienne contre l’Iran

La Chine a vivement réagi aux tensions croissantes dans le détroit d’Ormuz, estimant que leur «cause profonde» réside dans l’offensive militaire conjointe menée par les forces armées des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. 

Lors d’un point de presse tenu ce jeudi à Pékin, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning a dénoncé une intervention «illégale» et appelé à une désescalade rapide afin de préserver la sécurité du transport maritime international.

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions exacerbées, après les déclarations du président américain Donald Trump, qui a affirmé que les États-Unis dépendaient peu de cette voie stratégique pour leurs importations pétrolières. Trump a également exhorté les pays fortement dépendants du détroit d’Ormuz à en garantir eux-mêmes la sécurité, allant jusqu’à suggérer qu’ils «s’en emparent» pour protéger leurs intérêts énergétiques.

Pékin, dont l’approvisionnement énergétique repose en grande partie sur le Moyen-Orient et particulièrement l’Iran, suit de près l’évolution de la situation. 

Les autorités chinoises ont indiqué que trois de leurs navires avaient récemment franchi ce passage maritime crucial, actuellement sous contrôle effectif de l’Iran depuis le déclenchement, le 28 février, de l’offensive conjointe américano-israélienne. Ce conflit a causé plus de 1.340 morts, dont l’ancien guide suprême iranien Ali Khamenei.

En réponse, Téhéran a lancé des frappes de drones et de missiles visant plusieurs pays de la région, notamment Israël, la Jordanie et l’Irak, ainsi que les États du Golfe abritant des installations militaires américaines. 

Ces attaques ont provoqué des pertes humaines, des dégâts matériels significatifs et d’importantes perturbations des marchés mondiaux des matières premières, notamment dans les secteurs énergétique et aérien.

Au moins treize militaires américains ont été tués, tandis que des dizaines d’autres ont été blessés, selon des sources indépendantes. Dans ce contexte instable, l’Iran maintient un contrôle étroit du détroit d’Ormuz, n’autorisant le passage que des navires des pays qu’il considère comme «amis », renforçant ainsi les inquiétudes quant à la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux.