Quinze navires autorisés par Téhéran à traverser le détroit d’Ormuz au cours des dernières 24 heures

Le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz demeure fortement perturbé, malgré une reprise partielle observée ces dernières heures. Selon des médias iraniens, quinze navires ont pu franchir ce passage stratégique au cours des dernières 24 heures, après avoir obtenu une autorisation préalable des autorités de Téhéran.

D’après l’agence Agence Fars, ces traversées ont été minutieusement encadrées, illustrant la volonté de l’Iran de maintenir un contrôle strict sur cette voie maritime essentielle au commerce mondial. 

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement près de 20% du pétrole mondial, reste ainsi sous haute surveillance dans un contexte de tensions géopolitiques aggravées par la poursuite des confrontations armées entre l’Iran d’un côté et les USA et Israël de l’autre.

Malgré cette reprise limitée, le volume du trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz accuse une baisse drastique atteignant près de 90 % par rapport à la période précédant les attaques enclenché le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Ces frappes ont profondément déstabilisé la région, provoquant une escalade militaire sans précédent au Moyen-Orient.

Depuis le début de l’offensive conjointe américano-israélienne, la région vit au rythme d’une crise sécuritaire majeure. Les attaques ont causé en Iran, la mort de plus de 1.340 personnes, dont l’ancien guide suprême iranien, Ali Khamenei, marquant un tournant historique dans l’équilibre politique en Iran.

En réponse, les forces armées iraniennes ont lancé une série de frappes de drones et de missiles visant notamment Israël, mais aussi des pays voisins tels que la Jordanie, l’Irak et plusieurs États du Golfe accueillant des installations ou des bases militaires américaines. Parallèlement, Téhéran a imposé des restrictions strictes au passage des navires dans le détroit d’Ormuz, renforçant ainsi son levier stratégique dans ce conflit.

Dans ce climat d’incertitude, la sécurisation de cette artère maritime stratégique reste un enjeu central pour les acteurs régionaux et internationaux.