Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune a signé dimanche, un décret présidentiel convoquant le corps électoral aux urnes le 2 juillet 2026, pour élire les membres de la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN).
Le décret publié dans le Journal officiel, précise que les électeurs sont appelés aux urnes ce jour-là afin d’élire les 407 membres de la chambre basse du Parlement. Conformément aux dispositions constitutionnelles, cette convocation intervient dans le respect du délai légal de 90 jours précédant l’expiration du mandat de la législature en cours.
Les autorités ont annoncé au passage, l’ouverture d’une révision exceptionnelle des listes électorales, prévue du 12 au 26 avril 2026, afin d’actualiser le fichier électoral et de garantir la régularité du scrutin dans un contexte des récentes réformes institutionnelles.
En effet, en amont de cette échéance, une révision constitutionnelle a redéfini les prérogatives de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Désormais, cette instance est déchargée de la gestion logistique du processus électoral, une mission transférée au ministère de l’Intérieur. Cette réorganisation vise, selon les autorités, à renforcer l’efficacité et la transparence de l’organisation des élections.
Les formations politiques ainsi que les candidats indépendants disposent d’un délai d’environ 30 jours pour constituer leurs listes et déposer leurs dossiers auprès de l’ANIE, et ce, au plus tard 60 jours avant la date du scrutin.
La répartition des 407 sièges de l’APN s’effectue selon des critères démographiques définis par la loi électorale. Chaque wilaya se voit attribuer un siège par tranche de 120 000 habitants, avec un siège supplémentaire pour chaque tranche restante de 60 000 habitants. Toutefois, un minimum de deux sièges est garanti aux wilayas dont la population est inférieure à 200 000 habitants.
Ce scrutin s’annonce comme une étape clé dans la consolidation des institutions algériennes, dans un contexte de réajustement du cadre électoral.

