Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio doit présider ce mardi 14 avril à Washington, une rencontre diplomatique de premier plan réunissant les représentants d’Israël et du Liban, selon son agenda officiel. Cette initiative marque une tentative significative de relancer le dialogue entre deux pays officiellement en état de guerre depuis des décennies.
Yechiel Leiter, ambassadeur d’Israël, et Nada Hamadeh Moawad, ambassadrice du Liban, seront reçus ce mardi à 11 heures (heure locale), au Département d’État pour ce qui constitue l’ouverture de négociations directes inédites entre les deux pays, depuis plusieurs décennies.
Les discussions devraient se concentrer sur plusieurs dossiers sensibles, notamment l’établissement d’un cessez-le-feu durable, la question du désarmement du Hezbollah et, à plus long terme, la possibilité d’un accord de paix global. Washington espère ainsi poser les bases d’une désescalade dans la région du Moyen-Orient marquée par des tensions persistantes.
Ce dialogue intervient toutefois dans un contexte sécuritaire extrêmement préoccupant. Les affrontements entre Israël et le Hezbollah libanais se poursuivent avec intensité dans le sud du Liban, où l’armée israélienne a récemment multiplié ses raids aériens et terrestres dans le sillage du conflit avec l’Iran. Depuis le début du mois de mars, le bilan humain s’est lourdement alourdi dépassant les 2.000 morts et près d’un million de personnes déplacées au Liban.
Dans ce climat tendu, le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah a d’ores et déjà rejeté ces pourparlers, les qualifiant d’«inutiles», appelant les autorités libanaises à privilégier la résistance face à ce qu’il considère comme une « agression » israélienne, qui à son avis, complique davantage les perspectives de succès de cette médiation américaine.

