L’avionneur européen Airbus a annoncé mardi, la conclusion d’un accord en vue de l’acquisition de la société française de cybersécurité Quarkslab, marquant une nouvelle étape dans le renforcement de ses capacités dites «souveraines» en Europe, dans un contexte de menaces numériques croissantes.
La finalisation de cette transaction est prévue au courant de l’année 2026, sous réserve de la consultation des instances représentatives du personnel et de l’obtention des autorisations réglementaires requises. Les modalités financières de la transaction n’ont pas été rendues publiques.
Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie d’expansion d’Airbus dans le domaine de la cybersécurité, en particulier au sein de sa division Defence and Space. Elle constitue le deuxième accord de ce type signé en moins d’un mois par le groupe, traduisant une accélération notable de ses investissements dans un secteur devenu prioritaire.
Fondée en 2011, Quarkslab compte environ une centaine de collaborateurs répartis principalement entre Paris et Rennes. L’entreprise s’est spécialisée dans le développement de solutions de protection des organisations face aux cyberattaques, notamment en sécurisant les infrastructures critiques, les données sensibles et les systèmes utilisateurs.
Parmi ses technologies phares figure QShield, une solution conçue pour protéger les logiciels contre des menaces émergentes, notamment celles liées à l’intelligence artificielle. Ce dispositif vise à sécuriser le code, les données et les composants périphériques contre des intrusions de plus en plus sophistiquées.
Airbus a précisé dans un communiqué, que cette opération répond à son ambition de consolider son rôle de partenaire de confiance auprès des autorités françaises, tout en renforçant son ancrage dans l’écosystème européen de cybersécurité.
Ce rapprochement s’inscrit dans une dynamique plus large de croissance externe. En 2024, Airbus avait déjà acquis la société allemande Infodas, avant d’annoncer récemment le rachat d’Ultra Cyber au Royaume-Uni.
Face à la multiplication des cybermenaces visant des États, des industries et des infrastructures critiques, les acteurs de la défense intensifient leurs investissements dans des technologies jugées essentielles à la souveraineté numérique européenne.

