La Chine a plaidé, jeudi, en faveur d’un cessez-le-feu complet en Iran et d’une réouverture rapide du détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique par lequel transite une part essentielle du commerce mondial de pétrole.
Selon le président américain Donald Trump, son homologue chinois Xi Jinping lui aurait assuré que Pékin n’enverrait pas d’équipements militaires à l’Iran.
Le chef de la Maison Blanche a également affirmé que le président chinois s’était dit prêt à contribuer à une désescalade autour du détroit d’Ormuz. “Si je peux être d’une quelconque aide, je serai ravi d’aider”, aurait déclaré Xi Jinping, d’après Donald Trump.
Pour Pékin, la stabilité dans cette région est un enjeu économique majeur, étant donné que la Chine dépend largement des importations de pétrole provenant du Golfe et entretient, depuis plusieurs décennies, des relations économiques étroites avec l’Iran, devenu l’un de ses principaux fournisseurs d’hydrocarbures.
Dans le même temps, Donald Trump a évoqué sur son réseau Truth Social X, la conclusion d’accords commerciaux “fantastiques” avec la Chine, sans toutefois en dévoiler les détails.
Selon l’agence de presse française « AFP », Washington aurait enregistré une possible commande chinoise de près de 200 avions Boeing. Le président américain a également assuré que Pékin envisageait d’accroître ses achats de pétrole et de produits agricoles américains.
Ces annonces interviennent alors que les relations sino-américaines demeurent fragilisées par plusieurs années de guerre commerciale, de sanctions croisées et de rivalités technologiques.
Pour sa part, le président Xi Jinping a insisté sur la nécessité pour les deux puissances d’être “partenaires plutôt que rivaux”, tout en promettant une ouverture accrue de l’économie chinoise aux entreprises étrangères.
Malgré cette volonté affichée d’apaisement, les divergences restent nombreuses, notamment autour de Taïwan. Pékin continue de dénoncer les ventes d’armes américaines à l’île, tandis que Washington maintient sa position officielle inchangée.
Au-delà des annonces économiques, cette rencontre visait avant tout à éviter une nouvelle escalade dans les relations entre les deux premières puissances mondiales.

