Le Liban et Israël s’apprêtent à reprendre en juin des discussions politiques d’envergure visant à apaiser leurs relations conflictuelles, dans ce qui pourrait constituer une étape majeure pour la stabilité régionale.
Les deux pays, officiellement en guerre depuis 1948, ambitionnent d’aboutir à « un accord global mettant fin à leur conflit » et à l’établissement de « relations bilatérales stables et pacifiques », selon plusieurs médias libanais.
Parallèlement au volet diplomatique, des discussions militaires entre les Libanais et Israéliens doivent débuter dès le 29 mai au Pentagone, sous une médiation américaine, pour l’examen des mécanismes de coordination sécuritaire nécessaires à la mise en œuvre du processus de paix. La question centrale pour Tel-Aviv, demeure le désarmement du mouvement libanais pro-iranien le «Hezbollah», considéré par Israël comme la principale menace sécuritaire à sa frontière Nord.
Selon des informations relayées par la presse libanaise, Israël aurait affirmé dans une déclaration d’intention, son « plein respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté du Liban dans ses frontières reconnues internationalement».
En retour, ajoute la même source, les autorités libanaises se seraient engagées à garantir qu’«aucun groupe armé non étatique », en référence au Hezbollah, « ne dispose d’aucun rôle militaire ou sécuritaire, ni de capacités armées, où que ce soit au Liban».
Le document prévoit également le retour sécurisé des populations déplacées du Sud-Liban dans des zones reconstruites et placées sous l’autorité exclusive de l’État libanais. Les parties insistent sur le fait que ces territoires ne devront représenter «aucune menace pour Israël».
Toutefois, la concrétisation de ce processus diplomatique reste étroitement liée à une condition majeure : le désarmement préalable du Hezbollah. Cette question demeure particulièrement sensible sur le plan politique et sécuritaire au Liban, où le mouvement chiite conserve une influence importante tant sur la scène intérieure que régionale.
Sous l’impulsion des États-Unis, ces négociations apparaissent grosso-modo, comme une tentative de redéfinition durable des équilibres sécuritaires au Proche-Orient, bien enetendu au profit de l’Etat sioniste.

