Les États-Unis ont procédé à la saisie d’un pétrolier lié à l’Iran dans l’océan Indien, selon des informations publiées mardi par le Wall Street Journal, illustrant la poursuite de la pression économique et militaire exercée par Washington sur Téhéran, malgré la tenue de pourparlers diplomatiques entre les deux pays.
Le navire concerné, identifié sous le nom de Skywave, avait déjà été placé sous sanctions américaines en mars dernier en raison de son implication présumée dans le transport de pétrole iranien.
D’après le quotidien américain, le pétrolier transportait probablement plus d’un million de barils de brut chargés depuis l’île iranienne de Kharg au mois de février.
S’appuyant sur des données fournies par Lloyd’s List Intelligence et des informations recueillies auprès de courtiers maritimes, le Wall Street Journal précise que le bâtiment opérait dans une zone connue pour des transferts clandestins de pétrole de navire à navire, une pratique régulièrement utilisée pour contourner les sanctions internationales imposées à l’Iran.
Cette nouvelle action américaine intervient dans un climat régional particulièrement tendu depuis les frappes menées le 28 février par les États-Unis et Israël contre des installations et positions stratégiques en l’Iran. Ces opérations avaient provoqué une vive escalade militaire au Moyen-Orient.
En réaction, Téhéran avait lancé plusieurs attaques visant des points névralgiques dans le territoire d’Israël ainsi que certains alliés arabes de Washington dans le Golfe, notamment les Émirats arabes unis. Les autorités iraniennes avaient également annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite une part importante du commerce mondial des produits énergétique notamment le pétrole et le gaz.
Face au risque d’un élargissement du conflit, un cessez-le-feu avait été instauré le 8 avril grâce à une médiation menée par le Pakistan. Toutefois, les discussions organisées à Islamabad n’ont pas permis d’aboutir à un accord politique durable entre les différentes parties impliquées dans ce conflit.
Le président américain, Donald Trump, a néanmoins décidé de prolonger la trêve pour une durée indéterminée, tout en maintenant les sanctions économiques et les opérations de surveillance maritime visant les réseaux d’exportation pétrolière iraniens.

