De nouvelles frappes massives de l’armée russe en Ukraine font au moins 11 morts

Au moins onze personnes ont été tuées et quarante-six autres blessées dans une frappe russe menée dans la nuit de dimanche à lundi contre Kiev, selon les autorités ukrainiennes. Les opérations de recherche et de secours se poursuivaient lundi dans plusieurs secteurs de la capitale, où les équipes d’urgence étaient toujours mobilisées pour retrouver d’éventuelles victimes sous les décombres.

Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a indiqué sur Telegram que des débris de missiles et de drones, interceptés par la défense aérienne ukrainienne, étaient retombés sur plusieurs quartiers de la ville. Ces chutes ont provoqué des incendies, endommagé des bâtiments résidentiels et des infrastructures civiles, tout en compliquant les interventions des services de secours.

Dans un communiqué distinct, le ministère russe de la Défense a confirmé avoir conduit cette opération militaire au cours de la nuit. Moscou affirme que ces frappes constituent une réponse à ce qu’il qualifie d’« attaques terroristes » menées par l’Ukraine contre des infrastructures civiles situées sur le territoire russe.

Selon les autorités russes, les objectifs visés comprenaient des entreprises du complexe militaro-industriel, des installations énergétiques et de stockage de carburant à Kiev et dans sa région. Le ministère a également indiqué que des infrastructures d’aérodromes militaires avaient été ciblées dans les régions ukrainiennes de Dnipropetrovsk, Poltava, Tcherkassy, Tchernihiv et Kiev.

Parallèlement, l’état-major ukrainien a fait état de frappes menées au cours de la nuit contre des territoires contrôlés par la Russie. Les autorités ukrainiennes affirment qu’une attaque a provoqué une interruption temporaire de l’alimentation électrique dans la ville de Sébastopol, en Crimée, avant que le courant ne soit rétabli, selon les autorités locales.

Dans un contexte de guerre marqué par une intensification des frappes de part et d’autre, les informations communiquées par les autorités ukrainiennes et russes restent difficiles à vérifier de manière indépendante, les combats limitant l’accès aux zones concernées et compliquant la confirmation des bilans et des dégâts.