La Corée du Sud lance son quatrième satellite d’observation de la Terre

La Corée du Sud a franchi une nouvelle étape dans le développement de son programme spatial en procédant ce mardi 7 juillet, au lancement de son quatrième satellite d’observation de la Terre depuis la base spatiale de Vandenberg, en Californie, rapporte l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.

Le satellite de taille moyenne et de nouvelle génération, a été placé en orbite par une fusée Falcon 9 de SpaceX, qui a décollé à 00h12, heure locale (07h12 GMT), dans le cadre de la mission de covoiturage spatial «Transporter-17». Cette mission a permis de mettre en orbite un total de 81 charges utiles provenant de différents clients internationaux.

Selon l’Agence spatiale coréenne (KASA), le satellite devait se séparer du lanceur environ deux heures et vingt-deux minutes après le décollage, avant d’établir son premier contact avec la station terrestre de Svalbard, en Norvège, une trentaine de minutes plus tard. Cette phase est déterminante pour confirmer le bon fonctionnement des systèmes de communication et le succès de la mise en orbite.

Équipé d’une caméra d’observation à large champ entièrement développée en Corée du Sud, le satellite est capable de cartographier l’ensemble de la péninsule coréenne tous les trois jours. Cette capacité offrira aux autorités de Séoul, des données à haute valeur stratégique pour la surveillance du territoire sud-coréen et la gestion de ses ressources naturelles.

Premier satellite sud-coréen spécifiquement conçu pour les secteurs de l’agriculture et de la sylviculture, il permettra notamment de surveiller l’état des cultures, de renforcer la gestion des forêts, d’améliorer les dispositifs de prévention et de réponse aux catastrophes naturelles, ainsi que de soutenir les travaux d’analyse climatique.

Les autorités sud-coréennes prévoient une phase d’essais et de validation en orbite avant son entrée en service opérationnel prévue au courant du premier semestre 2027. 

Le lancement de ce nouveau satellite illustre l’ambition de Séoul de consolider ses capacités d’observation spatiale et de développer des technologies souveraines au service de la recherche, de l’environnement et de la sécurité nationale.