La CNUCED souligne dans son Rapport 2026 sur l’investissement dans le monde, que le Maroc a attiré 3,338 milliards de dollars d’investissements directs étrangers (IDE) en 2025, une hausse de 91% sur un an dans laquelle la filière des véhicules électriques occupe une place importante, confortant le positionnement du Royaume parmi les nouvelles plateformes mondiales d’investissement dans ce secteur.
Cette émergence dans les nouvelles plateformes mondiales d’investissement dans la filière des véhicules électriques est le fruit d’une stratégie industrielle de long terme qui permet au Maroc de s’intégrer progressivement dans les chaînes de valeur à forte valeur ajoutée, souligne l’Organisation onusienne dans ce Rapport 2026, publié mardi.
La CNUCED cite le Royaume parmi les nouvelles destinations qui attirent les investissements internationaux dans les véhicules électriques, aux côtés de pays comme le Brésil, l’Inde, l’Arabie saoudite et la Thaïlande notamment, dans un contexte de diversification géographique des chaînes de production mondiales.
Selon le rapport, l’entrée du Maroc dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques ne résulte pas de mesures incitatives ponctuelles, mais d’une stratégie industrielle menée sur plus de deux décennies.
La CNUCED relève que le Pacte national pour l’émergence industrielle, le Plan d’accélération industrielle, puis la nouvelle Charte de l’investissement de 2022 ont permis de développer une plateforme automobile orientée vers l’export, fondée sur des zones industrielles aménagées, des incitations dans les zones franches, le développement d’un tissu de fournisseurs et des dispositifs de formation spécialisés.
Ces politiques ont créé les capacités industrielles et les compétences qui ont favorisé l’accélération, en 2024, du projet de gigafactory de batteries dans la région Rabat-Salé-Kénitra, représentant un investissement initial d’environ 1,3 milliard de dollars et pouvant atteindre 6,5 milliards de dollars à terme, avec une montée en capacité de 20 à 100 GWh, traduisant l’ambition du Royaume de passer de l’assemblage automobile à la production de cellules de batteries.
La CNUCED souligne également que le Maroc figure parmi les nouvelles plateformes de production qui émergent dans le secteur des technologies propres, bénéficiant de la réorganisation des chaînes d’approvisionnement mondiales et des investissements des groupes internationaux, notamment chinois, dans les batteries et les véhicules électriques.

