Ryad salue la décision américaine de retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme

L’Arabie saoudite a salué la décision des États-Unis d’engager le processus de retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme, une mesure perçue comme une étape majeure dans le rapprochement entre Washington et Damas après plusieurs décennies de tensions diplomatiques sous l’ère du dictateur Bachar Al-Assad.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé son soutien à cette initiative américaine, estimant qu’elle s’inscrivait dans une dynamique favorable à la stabilité régionale. 

A la même occasion, Ryad a réaffirmé son appui à « toutes les mesures positives prises par le gouvernement syrien pour garantir la sécurité et la stabilité, contribuer à la construction des institutions de l’État et répondre aux aspirations du peuple syrien frère à une Syrie plus stable et plus prospère ».

L’annonce officielle de la décision américaine est intervenue mercredi, lorsque le secrétaire d’État américain, Marco Rubio a confirmé que le président Donald Trump avait notifié au Congrès son intention de retirer la Syrie de cette liste, conformément à la procédure légale qui prévoit une période d’examen de 45 jours avant l’entrée en vigueur de la décision.

Dans un communiqué, Marco Rubio a qualifié cette initiative de « nouvelle étape historique » destinée à offrir « au peuple syrien une chance de retrouver sa grandeur », une déclaration qui traduit la volonté de l’administration américaine d’ouvrir une nouvelle phase dans ses relations avec Damas, tout en favorisant la réintégration progressive de la Syrie sur la scène internationale.

Les autorités syriennes ont rapidement réagi à la décision de Washington, en saluant une « évolution importante » des relations bilatérales. Pour Damas, cette décision pourrait lever l’un des principaux obstacles à la reprise économique du pays, confronté depuis des années à une crise profonde aggravée par les sanctions internationales pilotées par les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux.

La Syrie figurait sur la liste américaine des États soutenant le terrorisme depuis 1979, sous la présidence du défunt ex-président syrien, Hafez Al-Assad. 

Le retrait de la Syrie de la liste noire constituerait un tournant diplomatique majeur, susceptible d’attirer les investissements étrangers et de favoriser la reconstruction du pays.

Cette évolution intervient quelques semaines après la rencontre entre Donald Trump et le président syrien Ahmad al-Charaa, organisée en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, un entretien qui semble avoir accéléré le processus de normalisation entre les deux pays.