Les forces armées israéliennes ont effectué ce lundi 27 juillet, de nouvelles intrusions dans le Sud de la Syrie, et procédé à des perquisitions dans plusieurs habitations suivies de l’arrestation d’un ressortissant syrien, selon des informations relayées par la chaîne publique syrienne Alikhbariah TV.
D’après le média officiel, des soldats israéliens ont investi une maison dans le village de Taranja, situé dans le Nord de la province de Qouneitra, avant d’interpeller un homme dont l’identité n’a pas été dévoilée. Les mobiles et les circonstances de cette arrestation n’ont pas été précisés.
Une autre incursion a également été signalée dans le village d’Al-Ardah, à l’Ouest de la province de Deraa. Selon la même source, des forces israéliennes ont procédé à des fouilles dans plusieurs habitations civiles sous une couverture de tirs nourris. Aucun bilan des éventuelles victimes et des dégâts matériels n’a toutefois été communiqué à l’issue de cette opération alors que l’armée israélienne n’a formulé dans l’immédiat, aucun commentaire sur les informations relayées du côté syrien.
Ces nouvelles opérations interviennent dans un contexte de fortes tensions le long de la frontière syro-israélienne. Hier dimanche, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a annoncé que l’ONU présenterait au Conseil de sécurité, avant la fin du mois courant, un rapport détaillé sur les violations israéliennes en territoire syrien.
En déplacement à Damas, le patron de l’ONU a qualifié d’«inacceptables» les atteintes à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Syrie, appelant Israël à respecter les dispositions de l’Accord de désengagement conclu en 1974 entre les deux pays.
Depuis plusieurs mois, le Sud de la Syrie à l’instar du Liban et de la bande palestinienne de Gaza, est le théâtre d’opérations israéliennes répétées, comprenant des raids, des perquisitions, des arrestations ainsi que l’établissement de points de contrôle militaires.
Cette campagne s’est accentuée après la chute du régime syrien de Bachar al-Assad en décembre 2024, lorsque les autorités israéliennes ont estimé que l’Accord de désengagement de 1974 n’était plus applicable et ont pris le contrôle de la zone tampon séparant les deux pays
