Le Hamas palestinien exclut tout désarmement avant un retrait israélien complet de la bande de Gaza

Le mouvement palestinien Hamas a réaffirmé vendredi son refus d’engager un processus de désarmement de ses milices avant un retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza, réaffirmant une position qu’il présente comme indissociable de la mise en œuvre des engagements prévus dans les négociations en cours.

Ghazi Hamad, membre de la délégation de négociation du mouvement palestinien, a déclaré que toute discussion sur le désarmement demeure conditionnée au retrait de l’armée israélienne ainsi qu’au lancement du processus de reconstruction de l’enclave palestinienne. 

Dans un entretien accordé à la chaîne qatarie Al Jazeera, il a précisé qu’Israël ne participerait pas à un éventuel mécanisme de désarmement, lequel relèverait, selon lui, d’un comité national palestinien.

Le responsable du Hamas a insisté sur le fait qu’aucune mesure ne serait prise tant que les engagements attribués à Israël dans le cadre de l’accord ne seraient pas appliqués sur le terrain. Il a par ailleurs décrit les négociations comme « difficiles et ardues », tout en affirmant que le mouvement Hamas poursuivait ses discussions avec l’objectif d’obtenir un accord préservant les droits du peuple palestinien.

Ghazi Hamad a également salué les efforts de médiation déployés par l’Égypte, le Qatar et la Turkiye, qu’il a crédités d’avoir contribué aux avancées diplomatiques enregistrées ces derniers jours.

Ces déclarations interviennent au lendemain de l’annonce par le président américain, Donald Trump d’un accord portant sur le désarmement complet du Hamas et d’autres groupes armés opérant dans la bande de Gaza. 

Selon le dirigeant américain, cet accord prévoit un retrait progressif des forces israéliennes parallèlement à l’avancement du processus de désarmement. Donald Trump a également indiqué qu’une Force internationale de stabilisation, appuyée par une nouvelle force de police palestinienne, serait chargée d’assurer progressivement la sécurité dans la bande de Gaza.

Sur le terrain, la situation humanitaire demeure particulièrement préoccupante. Selon un dernier bilan, le conflit a fait plus de 73.000 morts et plus de 174.000 blessés parmi les Palestiniens, majoritairement des femmes et des enfants, tandis qu’environ 90 % des infrastructures de Gaza auraient été détruites. 

Malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 10 octobre 2025, des attaques israéliennes quotidiennes auraient continué, faisant 1.214 morts et 3.977 blessés supplémentaires et aggravant les destructions des habitations et des infrastructures dans le territoire palestinien.