Les prix du pétrole ont progressé lundi, soutenus par le regain de tensions entre les États-Unis et l’Iran, qui ravive les inquiétudes quant à une nouvelle escalade militaire et à d’éventuelles perturbations des flux pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz.
À 10h00, heure locale (07h00 GMT), le Brent pour livraison en novembre gagnait 1,27 %, à 97,50 dollars le baril, contre 96,28 dollars à la clôture précédente. Le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine pour livraison en octobre, avançait de 1,11 %, à 92,50 dollars.
Les tensions ont été accentuées par les affirmations du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), qui a annoncé dimanche avoir détruit, lors d’une attaque de drones, un aérostat américain de surveillance militaire PSS-T près de l’aéroport d’Erbil, dans le nord de l’Irak. Téhéran affirme que le dispositif, utilisé comme une tour de surveillance, a été complètement détruit. Washington n’avait pas réagi dans l’immédiat.
Le marché reste également attentif au blocus naval américain, aux sanctions visant les exportations pétrolières iraniennes et aux activités militaires de Téhéran autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.
À ces facteurs géopolitiques s’ajoute la décision de sept membres de l’OPEP+ : l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman de maintenir inchangés leurs objectifs de production en octobre. Cette décision limite les anticipations d’une augmentation de l’offre mondiale et contribue à soutenir les cours.
Toutefois, les perspectives d’un accord entre l’Iran et Oman sur un nouveau corridor maritime dans le détroit pourraient atténuer les craintes concernant les flux pétroliers régionaux. Téhéran a par ailleurs annoncé la création prochaine d’une zone maritime restreinte à l’extérieur du détroit, avertissant que les navires qui y pénétreraient pourraient faire l’objet de sanctions.
Le marché pétrolier demeure ainsi suspendu à l’évolution de la situation sécuritaire dans le Golfe.

