Le Maroc met en avant ses performances macroéconomiques et sociales devant l’OCDE

Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présenté devant le Conseil de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), à Paris, les principales avancées réalisées récemment par le Maroc sur les plans macroéconomique et social. Il a réaffirmé la détermination du Royaume à consolider une économie plus forte et plus compétitive, tout en renforçant son rôle de pôle de stabilité pour son environnement régional, l’Afrique et l’espace euro-atlantique.

Accompagné de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, Aziz Akhannouch a attribué les progrès enregistrés par le Royaume à l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, présenté comme le garant de la continuité des politiques publiques.

Le Chef du gouvernement a souligné que le Maroc avait fait le choix de « maintenir le cap » dans un contexte international particulièrement difficile, marqué par les tensions géopolitiques, la poussée inflationniste mondiale et la recomposition des chaînes de valeur. Cette orientation s’est notamment traduite par des efforts visant à consolider l’État social, renforcer le capital humain, développer l’appareil productif et préserver les équilibres macroéconomiques.

Selon les comptes nationaux du Haut-Commissariat au Plan (HCP), la croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est établie à 4,9 % en 2025, contre 4,4 % en 2024. Après le pic de l’inflation mondiale, le Maroc est parvenu à ramener la hausse des prix à 0,9 % en 2024, puis à 0,8 % en 2025. Le déficit budgétaire s’est, pour sa part, établi à 3,5 % du PIB en 2025.

Sur le plan social, Aziz Akhannouch a mis en avant la généralisation de la protection sociale, qualifiée d’historique, les aides mensuelles destinées aux familles les plus vulnérables, la modernisation des établissements de soins de santé primaires ainsi que les réformes engagées dans le secteur de l’éducation.

La nouvelle Charte de l’investissement constitue également un levier majeur. Depuis son entrée en vigueur, 381 projets ont été approuvés pour un investissement global de 581 milliards de dirhams, soit environ 58,1 milliards de dollars. Ces projets devraient générer quelque 245.000 emplois directs et indirects.

Le Chef du gouvernement a enfin mis en avant la dynamique du secteur automobile, ainsi que la co-organisation par le Maroc, l’Espagne et le Portugal de la Coupe du monde de football 2030. Il a souligné que les infrastructures développées dans ce cadre doivent avant tout bénéficier aux citoyens, aux territoires et à l’économie nationale, au-delà de l’échéance de 2030.