Les tensions entre l’Iran et les États-Unis connaissent une nouvelle escalade. Les Gardiens de la Révolution, force idéologique et militaire iranienne, ont affirmé mercredi avoir mené plusieurs attaques contre des intérêts américains et des navires dans le Golfe, en représailles à des frappes américaines visant des pétroliers iraniens.
Selon l’agence officielle Irna, les Gardiens ont revendiqué une attaque contre la base militaire américaine d’Al-Azraq, située à environ 100 kilomètres à l’est d’Amman, en Jordanie. Ils affirment avoir ciblé des infrastructures destinées au déploiement d’avions de combat, notamment des F-35, F-16 et F-15, ainsi que des abris militaires.
L’armée jordanienne a indiqué que vingt missiles iraniens avaient été tirés en direction du territoire jordanien. Dix-huit d’entre eux auraient été interceptés, tandis que deux autres sont tombés dans des zones désertiques, selon les autorités.
Dans le Golfe, les Gardiens de la Révolution ont également déclaré avoir attaqué deux navires américains, huit pétroliers et dix autres bâtiments maritimes. Téhéran présente ces opérations comme une riposte aux actions américaines contre cinq pétroliers iraniens.
Les autorités iraniennes ont par ailleurs affirmé mardi avoir capturé un drone sous-marin américain présenté comme particulièrement moderne à l’entrée du détroit d’Ormuz. Washington a confirmé qu’un de ses drones était tombé en panne dans la région, tout en précisant qu’il s’agissait d’un modèle ancien et sans confirmer qu’il correspondait à l’appareil revendiqué par l’Iran.
La télévision d’État iranienne a également fait état d’attaques contre deux destroyers américains à l’aide de missiles balistiques.
Cette nouvelle confrontation intervient malgré un cessez-le-feu instauré en avril. Les échanges de tirs autour du détroit d’Ormuz se poursuivent alors que les négociations diplomatiques restent dans l’impasse.
Point de passage stratégique pour les exportations mondiales d’hydrocarbures, le détroit est désormais au cœur du bras de fer entre Washington et Téhéran. Le trafic maritime y est fortement perturbé, avec des répercussions sur les marchés mondiaux de l’énergie. Parallèlement, l’Iran exige une autorisation pour le franchissement du détroit, tandis que Washington maintient la pression économique et a récemment élargi ses sanctions visant le secteur aérien iranien.

