Près de 94 000 déplacés au Yémen, selon l’OIM

Près de 94.000 personnes ont été récemment contraintes de quitter leur domicile au Yémen en raison de l’intensification des combats entre les forces gouvernementales et les rebelles Houthis, a annoncé lundi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Selon l’agence onusienne, les déplacements les plus importants ont été enregistrés dans les gouvernorats de Ta’izz et de Lahej, dans le sud-ouest du pays, où des milliers de familles ont fui les zones affectées par les affrontements.

Dans le district de Jabal Habashy, à Ta’izz, quelque 18.840 personnes ont été déplacées, tandis que 9.966 autres ont quitté le district d’Al-Ma’afer. À Lahej, l’OIM fait état de 16.464 déplacés dans le district d’Al-Mudharibah et de 2.892 dans celui de Tuban.

Les mouvements de population se sont également étendus à plusieurs autres zones, notamment Aden, Hodeida, Abyan et différents districts du gouvernorat de Ta’izz, illustrant l’ampleur croissante de la crise humanitaire.

L’OIM et ses partenaires poursuivent le suivi des déplacements et leurs opérations d’assistance sur le terrain. L’agence a appelé à une mobilisation urgente afin de répondre aux besoins essentiels des familles déplacées, notamment en matière d’hébergement, d’accès à l’eau et d’assainissement.

De son côté, le porte-parole adjoint de l’ONU, Farhan Haq, a indiqué qu’au moins 18.000 foyers, représentant environ 125.000 personnes, avaient été contraints de fuir leur domicile depuis le début du mois de septembre.

La situation humanitaire s’accompagne d’une hausse des victimes civiles. Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a recensé au moins 40 victimes civiles entre le 1er septembre et lundi, dont huit morts et 32 blessés. Les femmes et les enfants représentent la moitié des personnes tuées et plus de la moitié des blessés durant cette période.

Les affrontements entre les forces du gouvernement reconnu internationalement et les Houthis se sont intensifiés depuis début juillet, après plusieurs années d’accalmie relative.

Le conflit yéménite a éclaté en 2014 avec la prise de Sanaa et de plusieurs provinces par les Houthis. En 2015, une coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite est intervenue en soutien au gouvernement reconnu par la communauté internationale.