Un rapport d’audit du ministère américain de la Défense fait état de pénuries de munitions et de plusieurs « goulots d’étranglement » affectant les chaînes d’approvisionnement américaines, dans le contexte de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Selon NBC News, le document, consacré au conflit et à l’« opération Epic Fury », a été publié par l’auditeur du Pentagone. Il relève des contraintes affectant notamment l’approvisionnement en équipements et matériels nécessaires aux opérations militaires.
Face à ces difficultés, des mesures sont actuellement engagées afin de simplifier certaines procédures d’approvisionnement et de renforcer les stocks de matériels jugés critiques. L’objectif est de réduire les tensions pesant sur les chaînes logistiques et de limiter les risques liés à l’insuffisance des réserves stratégiques.
Le rapport évalue à 33,4 milliards de dollars le coût du conflit pour les États-Unis à la fin du mois de juillet. Cette estimation comprend 22,3 milliards de dollars correspondant aux munitions utilisées, 3,7 milliards liés aux pertes d’équipements et 7,4 milliards au titre d’autres dépenses.
Les coûts associés à la réparation des infrastructures endommagées ne sont toutefois pas intégrés à cette évaluation.
Le département d’État américain aurait, pour sa part, enregistré plus de 208 millions de dollars de pertes dans quatre pays de la région, à savoir l’Irak, le Koweït, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Quelque 184 millions de dollars concernent des dommages infligés à des installations diplomatiques, tandis qu’environ 25 millions sont liés à des retards dans des projets de construction.
Le document apporte également des éléments sur les conséquences des attaques iraniennes contre des installations américaines. Il confirme notamment qu’une importante base logistique de l’US Navy à Bahreïn a été ciblée par des drones et des missiles balistiques.
Plus de 30 drones de grande taille auraient été détruits. Le rapport fait également état de quatre F-15E, d’un F-35A et d’un A-10 Warthog lourdement endommagés ou détruits.
Douze avions ravitailleurs KC-135 ainsi que neuf autres aéronefs auraient également été détruits, selon les conclusions de l’audit.

