Les États-Unis ont annoncé mercredi la prolongation des restrictions de visas visant des membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et des responsables de l’Autorité palestinienne (AP), à quelques jours du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Le département d’État américain a indiqué avoir informé le Congrès que l’OLP et l’AP ne respectaient toujours pas, selon Washington, certains engagements prévus par la législation américaine. Il leur reproche notamment des démarches auprès d’organisations internationales visant à « internationaliser » le conflit israélo-palestinien, notamment à travers la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour internationale de Justice (CIJ).
Washington critique également les efforts de responsables palestiniens en faveur d’une reconnaissance unilatérale d’un État palestinien, considérant cette démarche comme un moyen de contourner les négociations avec Israël. Le département d’État accuse par ailleurs l’OLP et l’AP de poursuivre le versement d’allocations à des personnes condamnées pour des actes de terrorisme et de glorifier le terrorisme, des accusations rejetées par les responsables palestiniens.
« En conséquence de leur refus de se réformer », les États-Unis maintiendront donc les restrictions empêchant l’entrée sur leur territoire de membres de l’OLP et de responsables de l’AP, a indiqué le département d’État.
Cette décision intervient alors que la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale doit débuter à New York le 22 septembre, avec le débat général prévu jusqu’au 28 septembre.
Il s’agit d’une reconduction d’une mesure déjà appliquée l’an dernier. En 2025, Washington avait refusé ou révoqué les visas de plusieurs responsables palestiniens avant l’Assemblée générale, tandis que la mission palestinienne auprès de l’ONU avait bénéficié de certaines dérogations liées à l’Accord de siège.
Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, n’avait alors pas pu se rendre personnellement à New York et avait participé aux travaux de l’Assemblée générale par visioconférence. Selon plusieurs informations publiées mercredi, sa demande de visa pour la session de 2026 aurait également été rejetée, comme celles d’autres responsables palestiniens.
La décision américaine intervient ainsi à l’approche d’une nouvelle séquence diplomatique majeure à l’ONU, où la question palestinienne devrait une nouvelle fois occuper une place importante dans les débats internationaux.

