Les États-Unis accordent des visas à la délégation iranienne pour assister à l’Assemblée générale de l’ONU

L’administration américaine a délivré des visas à plusieurs hauts responsables iraniens, dont le président Massoud Pezechkian et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, afin de leur permettre de participer à la semaine de haut niveau de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, prévue la semaine prochaine à New York, a rapporté jeudi l’Associated Press.

Le département d’État américain a confirmé à l’agence que, conformément aux obligations des États-Unis en tant que pays hôte de l’ONU, la délégation principale iranienne serait autorisée à participer aux travaux de l’Assemblée générale.

Washington a toutefois indiqué que les membres de la délégation seraient soumis à des restrictions de déplacement pendant leur séjour aux États-Unis. Ils seront également interdits d’achat de produits de luxe et de certains autres biens. La délégation iranienne devrait par ailleurs être moins importante que celle dépêchée l’année précédente.

La participation de Téhéran à cette session était conditionnée à l’obtention des visas nécessaires. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghai, avait indiqué le 7 septembre que son pays entendait prendre part aux travaux de l’Assemblée générale à condition que Washington respecte ses obligations en tant que pays hôte et délivre les documents requis.

Aucune réaction officielle iranienne à l’annonce américaine n’avait été rendue publique dans l’immédiat.

Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran, notamment autour du programme nucléaire iranien, de la situation dans le détroit d’Ormuz et des activités des Houthis au Yémen.

L’octroi des visas à la délégation iranienne intervient également alors que Washington a refusé de délivrer des visas au président palestinien Mahmoud Abbas et à plusieurs responsables palestiniens avant l’Assemblée générale. En vertu de l’accord relatif au siège des Nations unies, les États-Unis sont tenus de faciliter l’accès des représentants des États membres aux réunions de l’organisation à New York.