La Corée du Nord tire deux missiles balistiques dans la mer du Japon

La Corée du Nord a lancé dimanche deux missiles balistiques à courte portée en direction de la mer du Japon, à environ trois heures d’intervalle, selon l’état-major interarmées sud-coréen. Ces tirs interviennent huit jours après une précédente série de lancements et dans un contexte de tensions persistantes entre Pyongyang, Séoul et Washington.

Le premier projectile a été détecté vers 15H00 locales depuis la région de Wonsan, sur la côte orientale nord-coréenne. Il a parcouru environ 450 kilomètres. Le second a été tiré vers 17H50 et a volé sur plus de 600 kilomètres, selon les autorités militaires sud-coréennes. Les deux projectiles sont tombés dans les eaux situées en dehors de la zone économique exclusive japonaise, selon Tokyo.

Les armées sud-coréenne et américaine ont suivi les lancements et échangé des informations avec le Japon. À la suite du premier tir, le Bureau de la sécurité nationale de la présidence sud-coréenne a réuni une cellule d’urgence afin d’évaluer les conséquences de l’opération et d’examiner les mesures à prendre.

Séoul a appelé Pyongyang à mettre immédiatement fin à ses tirs de missiles balistiques, considérant ces opérations comme une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Tokyo a également adressé une protestation officielle à la Corée du Nord, estimant que ces lancements constituaient un problème pour la sécurité régionale.

Ces tirs interviennent après le rejet par Pyongyang d’une résolution de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) critiquant son programme nucléaire. Les autorités nord-coréennes ont réaffirmé leur volonté de maintenir leur statut de puissance nucléaire et rejeté les appels internationaux à la dénucléarisation.

Ils surviennent également quelques jours après les critiques formulées par Kim Yo Jong, sœur du dirigeant Kim Jong Un, contre les exercices militaires menés par les États-Unis et leurs partenaires dans la région. Pyongyang avait alors annoncé son intention d’y répondre.

Les nouveaux lancements interviennent enfin à la veille de l’ouverture des débats de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU et alors que les efforts diplomatiques visant à relancer le dialogue avec Pyongyang restent au point mort depuis l’échec des négociations américano-nord-coréennes en 2019.