Les propos tenus par le président français, Emmanuel Macron sur la situation en Cisjordanie lors de son intervention à la 81e Assemblée générale des Nations unies, ont suscité une vive réaction de la part des autorités israéliennes.
Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a dénoncé ce qu’il a qualifié d’« absurdité grotesque », contestant les déclarations du président français sur l’activité du mouvement palestinien Hamas dans ce territoire.
Lors de son discours à New York, Emmanuel Macron a critiqué les actions israéliennes en Cisjordanie et souligné que le Hamas n’y exerçait pas de contrôle. Une source diplomatique française a ensuite précisé que le président français entendait dire que le mouvement palestinien ne gouverne pas la Cisjordanie, où l’Autorité palestinienne exerce une autonomie limitée dans certaines zones.
La réaction israélienne s’est appuyée notamment sur la mort, dimanche, d’un Israélien de nationalité française en Cisjordanie, précisant qu’un Palestinien avait été arrêté dans un hôpital après les faits. Le Hamas a, selon Reuters, salué cette attaque sans toutefois en revendiquer la responsabilité.
Le bureau de Benjamin Netanyahu a affirmé que des membres du Hamas menaient régulièrement des attaques contre des Israéliens en Cisjordanie, tandis que l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a également critiqué les propos du président français.
Dans son intervention devant l’ONU, Emmanuel Macron avait par ailleurs dénoncé la situation humanitaire à Gaza et les violences en Cisjordanie. Il a appelé à préserver la perspective d’une solution à deux États, qu’il présente comme un cadre nécessaire à la sécurité d’Israël et à l’établissement des droits des Palestiniens à un Etat souverain et indépendant.
La France, le Royaume-Uni et le Canada ont récemment réaffirmé leur soutien à cette perspective et annoncé des mesures concernant les produits issus des colonies israéliennes en Cisjordanie.
Cette nouvelle passe d’armes intervient dans un contexte de relations tendues entre Paris et le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Le Premier ministre israélien doit prendre la parole jeudi à l’Assemblée générale de l’ONU, où les critiques internationales concernant la situation à Gaza et en Cisjordanie devraient à nouveau occuper une place importante.

