Le chef d’Etat sud-africain, Cyril Ramaphosa, a procédé à l’ouverture d’une nouvelle session parlementaire jeudi dans la soirée au Cap en prononçant un discours devant les députés élus lors du scrutin de mai dernier. Ce moment était attendu étant donné que le dirigeant sud-africain s’exprimait au nom d’une coalition gouvernementale de dix formations politiques, contrairement aux précédentes mandatures.
L’allocution du président sud-africain était consensuelle : Cyril Ramaphosa a laissé entendre que toutes les questions sensibles n’avaient pas encore été abordées. « Nous sommes unis autour de nombreux sujets et il y a des sujets sur lesquels nous devons encore chercher à s’entendre. Et nous travaillerons dur pour s’assurer que nous trouvons un accord ».
La coalition gouvernementale devra se mettre d’accord, entre autres, sur la mise en œuvre de la couverture santé universelle qui avait été décriée par l’Alliance démocratique, l’ancienne formation politique d’opposition devenue aujourd’hui le principal partenaire de l’alliance. A propos, les membres de ce parti n’ont émis aucune critique au terme du discours du président Ramaphosa.
Par contre, le leader du parti d’opposition des Combattants pour la liberté économique (EFF), Julius Malema, n’a pas été tendre envers le gouvernement sud-africain. « Les plus heureux, ce sont les Blancs dans ce Parlement, ce sont les membres de l’Alliance démocratique, car ce sont les grands gagnants de ce gouvernement d’union nationale de vendus », a-t-il jugé. De son avis, la lune de miel au sein de l’actuelle coalition gouvernementale ne va pas durer plus de deux ans.

