L’ancien président sud-coréen destitué, Yoon Suk Yeol, doit connaître ce vendredi 16 janvier, sa première décision de justice dans une affaire liée à sa décision d’instaurer la loi martiale en décembre 2024 dans le pays, ont indiqué jeudi des sources judiciaires. Ce verdict, très attendu, marque une étape majeure dans les multiples procédures engagées contre l’ex-chef de l’État.
Le tribunal du district central de Séoul rendra sa décision vendredi à 14h00 heure locale (05h00 GMT). Yoon est notamment poursuivi pour «entrave spéciale à l’exercice de fonctions publiques», des accusations directement liées à sa tentative avortée d’imposer la loi martiale. Selon l’agence de presse Yonhap, il s’agit du premier jugement parmi huit procédures distinctes visant l’ancien président.
L’audience de vendredi concerne plusieurs chefs d’accusation. Les procureurs reprochent à Yoon d’avoir empêché, en janvier dernier, des enquêteurs de procéder à son arrestation en mobilisant le service de sécurité présidentielle.
Il est également accusé d’avoir porté atteinte aux droits de neuf membres du cabinet, exclus d’une réunion cruciale portant sur l’examen du projet de loi martiale, ainsi que d’avoir préparé puis détruit une version révisée de la proclamation après la levée de l’ordre.
Le mois dernier, l’équipe dirigée par la procureure spéciale, Cho Eun-suk a requis une peine de dix ans de prison, estimant que Yoon avait «privatisé» une agence de l’Etat afin de dissimuler et de légitimer ses actions.
Dans sa plaidoirie finale, l’ancien président a justifié le recours aux services de sécurité pour bloquer les enquêteurs, affirmant que les mesures de protection présidentielle «ne peuvent être excessives, quelle que soit leur ampleur».
Le tribunal central de Séoul doit statuer le 19 février, dans une affaire distincte portant sur des accusations d’insurrection. Mardi dernier, l’équipe du procureur spécial a requis la peine de mort, accusant Yoon Suk Yeol d’avoir dirigé une tentative d’insurrection à travers la proclamation de la loi martiale.

