Le point de passage de Rafah rouvre officiellement après plus de 18 mois de fermeture

Le point de passage de Rafah, situé à la frontière entre l’Égypte et la bande de Gaza, a officiellement repris timidement ses activités lundi, marquant une évolution significative après plus de dix-huit mois de fermeture quasi-totale. 

Selon les médias officiels égyptiens, cette reprise s’effectue de manière progressive, avec l’autorisation donnée à 50 personnes de quitter la bande de Gaza et à 50 autres d’y entrer dans un premier temps.

La chaîne publique égyptienne Al-Qahera News a indiqué qu’un premier groupe de Palestiniens était déjà arrivé au point de passage lundi matin, confirmant le lancement effectif des opérations. 

Cette réouverture intervient après une phase expérimentale entamée hier dimanche du côté palestinien du terminal, resté inactif pendant de longs mois en raison des restrictions imposées par Israël dans le contexte du conflit en cours.

D’après des médias israéliens, environ 50 Palestiniens devraient être autorisés à entrer dans la bande de Gaza, tandis que près de 150 patients, accompagnés de membres de leurs familles, pourront quitter l’enclave afin de recevoir des soins médicaux en Égypte. Cette mesure répond à une situation sanitaire jugée alarmante par les autorités locales, alors que les infrastructures médicales de Gaza ont été fortement détruites ou fragilisées par les raids israéliens et le manque chronique de ressources humaines, matérielles et médicales.

Les autorités sanitaires de Gaza estiment qu’environ 22.000 patients attendent toujours une réouverture complète et durable du point de passage de Rafah afin d’accéder à des traitements médicaux indisponibles sur place. Pour de nombreuses familles, cette reprise, même limitée, représente un espoir vital.

Pour rappel, Israël contrôle le côté palestinien du point de passage de Rafah depuis mai 2024, dans le cadre de sa campagne militaire à Gaza lancée en octobre 2023. 

La gestion et l’ouverture de ce terminal demeurent ainsi étroitement liées à l’évolution de la situation sécuritaire et aux équilibres diplomatiques régionaux, dans un contexte humanitaire toujours extrêmement tendu.