La capitale indienne, New Delhi accueille à partir de ce lundi 16 février, la quatrième édition du sommet international consacré à l’intelligence artificielle (IA), une rencontre aux ambitions vastes, mais dont l’issue demeure incertaine.
Le Premier ministre indien Narendra Modi s’apprête à recevoir à New Delhi, une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement dont notamment, le président français, Emmanuel Macron qui entame simultanément une visite d’État de trois jours en Inde.
Après les trois précédentes éditions organisées à Paris, Séoul et à Bletchley Park (Royaume-Uni), le rendez-vous indien entend poser les bases d’une feuille de route commune en matière de gouvernance et de coopération mondiale sur l’IA. Les grands noms du secteur seront également présents à New Delhi, de Sam Altman (OpenAI) à Sundar Pichai, en passant par Jensen Huang, patron de Nvidia.
Portée par l’envolée boursière des valeurs technologiques et des investissements massifs, la révolution de l’IA suscite autant d’espoirs que d’inquiétudes autour de l’impact environnemental, l’emploi, l’éducation, la création artistique et la désinformation. Les organisateurs assurent vouloir renforcer les partenariats internationaux et conforter la place de l’Inde dans «la décennie de l’IA».
Mais la capacité du sommet à déboucher sur des mesures contraignantes reste à prouver. Lors du précédent «Sommet pour l’action sur l’IA» à Paris, des dizaines de pays avaient signé une déclaration en faveur d’une IA « ouverte » et « éthique », mais sans aucun caractère obligatoire. Les États-Unis et le Royaume-Uni s’y étaient refusés, le vice-président américain J.D. Vance dénonçant le risque d’une régulation excessive.
Les présidents américain, Donald Trump et chinois, Xi Jinping ne feront le déplacement à New Delhi pour ce 4ème Sommet de l’IA et se sont contentés d’envoyer des représentants.
Si l’Inde revendique désormais la troisième place mondiale en compétitivité IA selon l’université Stanford, elle demeure encore loin derrière Washington et Pékin. Le sommet dira si elle peut transformer cette position en leadership normatif durable.

