Pékin appelle à la retenue et au dialogue entre Washington et Téhéran

La Chine a réaffirmé jeudi sa position en faveur de la « retenue » et du dialogue entre les États-Unis et l’Iran, dans un contexte marqué par une importante mobilisation militaire américaine dans le Golfe Persique. Pékin insiste sur la primauté des solutions diplomatiques alors que les tensions régionales demeurent vives.

« Nous suivons de près les développements en Iran », a déclaré Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’un point de presse à Pékin. Interrogée sur une éventuelle coopération sino-russe en soutien à Téhéran « contre toute agression américaine », la diplomate a réaffirmé la ligne officielle de la Chine : «Nous préconisons la résolution des différends par des voies politiques et diplomatiques et nous nous opposons à l’usage de menaces ou de la force dans les affaires internationales».

Soulignant les liens historiques entre les deux nations, Mao Ning a rappelé que « les peuples chinois et iranien entretiennent traditionnellement des relations amicales », ajoutant que la Chine soutient « le gouvernement et le peuple iraniens dans la protection de leurs droits et intérêts légitimes ainsi que de leur stabilité nationale ».

La porte-parole du Département des Affaires étrangères, a insisté sur la nécessité d’éviter toute escalade et exhorté l’ensemble des parties concernées à «faire preuve de retenue» et à privilégier le dialogue pour résoudre leurs différends. «La Chine est prête à continuer de jouer un rôle constructif en tant que grande puissance responsable», a-t-elle assuré.

Cette prise de position intervient alors que Téhéran et Washington doivent entamer à Genève une troisième série de pourparlers indirects, sous médiation omanaise. La reprise récente de la diplomatie nucléaire entre les deux pays, encouragée par plusieurs acteurs régionaux dont la Türkiye, vise à contenir une escalade militaire préoccupante.

Ces discussions se déroulent toutefois dans un climat tendu, marqué par un renforcement significatif du dispositif militaire américain dans le Golfe et par des exercices conduits par le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran, alimentant les inquiétudes quant à la stabilité régionale.