L’escalade au Moyen-Orient ravive les tensions sur les marchés mondiaux

Le risque de prolongation du conflit au Moyen-Orient entre l’Iran et les Etats-Unis et Israël fait craindre aux marchés internationaux et aux investisseurs, un choc durable pour le commerce mondial et une résurgence des pressions inflationnistes, dans un contexte déjà fragilisé par les incertitudes sur les politiques commerciales.

Interrogé sur la durée de l’offensive en Iran, le président américain Donald Trump a estimé que le calendrier était «plus favorable que prévu», évoquant une opération initialement envisagée sur quatre à cinq semaines, tout en affirmant la capacité des États-Unis à prolonger l’effort si nécessaire. 

Il a également pointé l’accélération du programme iranien de missiles balistiques conventionnels, qualifié de menace majeure pour les intérêts américains.

La déclaration du général de brigade Ibrahim Jabbari, conseiller des Gardiens de la révolution iraniens, annonçant la fermeture du Détroit d’Ormuz, a amplifié les tensions. Ce passage stratégique assure environ 20 % des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié et constitue un axe vital pour les approvisionnements énergétiques de l’Asie, notamment pour le Japon, la Corée du Sud, la Chine et l’Inde.

Dans ce climat, le baril de Brent a bondi de 7 % à 78,2 dollars, poursuivant sa progression à 79 dollars. L’or a également progressé pour un quatrième jour consécutif, tandis que le rendement des obligations américaines à dix ans s’est hissé à 4,06 %. Les anticipations d’un statu quo monétaire de la Federal Reserve se renforcent, dans l’attente des données sur l’emploi.

À Wall Street, le Dow Jones a reculé de 0,15 %, tandis que le Nasdaq a légèrement progressé. En Europe, les indices CAC 40, DAX 40 et FTSE 100 ont enregistré des replis marqués. En Asie, le Nikkei 225 a cédé 2,9 % et le Kospi sud-coréen a perdu près de 6 %.

Face à l’escalade, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à une solution diplomatique durable, estimant qu’elle constitue l’unique issue pour stabiliser durablement la région et rassurer les marchés.