L’Irak réduit sa production pétrolière suite à la fermeture du détroit d’Ormuz

L’Irak a annoncé une réduction de sa production de pétrole brut à la suite de la baisse et de l’arrêt de certaines exportations consécutifs à la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, dans un climat d’escalade régionale persistante. 

Cette décision de Bagdad intervient alors que les tensions militaires au Moyen-Orient ravivent les inquiétudes sur la stabilité des flux énergétiques mondiaux.

Dans un communiqué publié mardi soir, le ministère irakien du Pétrole a assuré que cette diminution de la production n’affecterait ni le fonctionnement des raffineries ni l’approvisionnement du marché intérieur. 

«Toutes les raffineries des régions sud, centre et nord fonctionnent en continu à pleine capacité », précise le texte, soulignant que la production de carburants et autres produits pétroliers se poursuit normalement afin de garantir la consommation quotidienne et de constituer des stocks excédentaires.

Bagdad a par ailleurs annoncé la suspension temporaire de la production dans le champ géant de Rumaila, situé à Bassora, mesure directement liée à la décision iranienne de bloquer le passage maritime stratégique. Ce corridor, par lequel transite environ un quart du commerce mondial de pétrole, relie les exportations d’hydrocarbures du Golfe aux marchés internationaux via la mer d’Arabie et l’océan Indien.

La crise s’est intensifiée après les frappes menées le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Le 2 mars, le général Ebrahim Jabbari, conseiller des Gardiens de la révolution iraniens, a averti que tout navire tentant de franchir le détroit serait pris pour cible. Cette déclaration a immédiatement provoqué des turbulences sur les marchés énergétiques.

Le président américain Donald Trump a affirmé avoir ordonné la mise en place de garanties d’assurance contre les risques politiques pour sécuriser le commerce maritime dans le Golfe, évoquant également la possibilité d’escortes navales américaines si nécessaire.

Les analystes redoutent désormais une flambée durable des prix de l’énergie, susceptible d’alimenter les pressions inflationnistes et de compliquer davantage les arbitrages de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine.