Les dirigeants de l’Union européenne se réunissent à Chypre les 23 et 24 avril pour un sommet auquel est également convié le président ukrainien Volodymyr Zelensky qui a fait ce déplacement à Nicosie, au lendemain de la validation officielle par Bruxelles, d’un prêt de 90 milliards d’euros destiné à soutenir l’Ukraine, après plusieurs mois de blocage politique au sein de l’Union Européenne (UE).
Arrivé jeudi à Nicosie, Volodymyr Zelensky a salué une avancée majeure, estimant que ce financement permettra de « renforcer l’armée » et de consolider la résilience économique et sociale du pays. Il a également indiqué espérer un premier versement d’ici la fin du mois de mai ou au début de juin, alors que l’Ukraine fait face à une guerre prolongée.
Le déblocage de cette aide a été rendu possible après la levée du veto hongrois, consécutive à un changement politique à Budapest. La défaite électorale du Premier ministre Viktor Orban a en effet facilité l’accord, dans un contexte où les tensions entre Kiev et certaines capitales européennes s’étaient accrues ces derniers mois.
Au-delà du dossier ukrainien, les dirigeants européens entendent concentrer leurs échanges sur les répercussions du conflit au Moyen-Orient. Plusieurs responsables régionaux sont attendus vendredi pour un déjeuner de travail, notamment les présidents du Liban et de l’Égypte, ainsi que des représentants syriens et jordaniens.
La situation énergétique constitue une préoccupation centrale. Le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran a entraîné une hausse significative des coûts d’approvisionnement en pétrole et en gaz pour l’Europe, estimée à 24 milliards d’euros en sept semaines. Face à ces tensions, Bruxelles appelle à une meilleure coordination et à une accélération de la transition énergétique, sans toutefois annoncer de nouvelles mesures financières d’ampleur.
Enfin, les discussions porteront également sur le futur budget européen pour la période 2028-2034, évalué à près de 2 000 milliards d’euros. Entre impératifs budgétaires et ambitions d’investissement, les négociations s’annoncent délicates dans un contexte politique et économique incertain.

