L’Ukraine et la BERD mobilisent 35 millions de dollars pour la remise en état de l’enceinte de confinement de Tchernobyl

L’Ukraine et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont conclu hier dimanche, un accord de financement de 30 millions d’euros destiné à lancer la première phase de restauration du Nouveau confinement sécurisé de la Centrale nucléaire de Tchernobyl. 

Cette infrastructure, essentielle pour contenir les matières radioactives, vise à prévenir toute fuite susceptible de menacer l’environnement et la santé publique.

Dans le prolongement de cet engagement, le ministre ukrainien de l’Énergie, Denys Shmyhal a annoncé que plusieurs partenaires internationaux avaient promis des contributions initiales avoisinant les 100 millions d’euros, lors de la Conférence internationale consacrée à la relance et à la sûreté nucléaire du site nucléaire de Tchernobyl. Ces fonds doivent soutenir à la fois la réhabilitation du confinement et le renforcement global de la sécurité nucléaire dans le pays.

Selon les estimations préliminaires communiquées par Kiev, le coût total des travaux de réparation et de sécurisation pourrait atteindre 500 millions d’euros. 

Ces dommages font suite à une frappe de drone attribuée à la Russie en février 2025, qui aurait provoqué un incendie prolongé ayant endommagé la structure externe du confinement, sans toutefois, entraîner de fuite radioactive. Moscou a rejeté toute implication dans cet incident.

Ladite conférence internationale s’est conclue par une déclaration conjointe soutenue par 24 pays, témoignant d’un appui multilatéral aux efforts ukrainiens visant à mobiliser les fonds nécessaires à la restauration du site de Tchernobyl.

Par ailleurs, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky a rencontré le Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, à l’occasion du 40e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl. Les discussions ont porté notamment sur l’état actuel de la Centrale nucléaire de Zaporijia, sous contrôle russe. 

Le chef de l’État ukrainien a réaffirmé son opposition à toute légitimation de cette présence et appelé à la restitution du site à l’opérateur et au régulateur nationaux, soulignant les risques liés aux perturbations actuelles de la production nucléaire.