Rabat s’est embellie de nouvelles fresques murales à l’occasion de la 11e édition du Festival JIDAR – Rabat Street Art Festival, qui s’est tenue du 16 au 26 avril, et qui a enrichi le paysage urbain de la capitale avec 15 fresques monumentales et un mur collectif, portant à 146 le nombre total de fresques réalisées depuis 2015.
Symbole d’une véritable transformation visuelle des artères de Rabat, JIDAR a contribué, en un peu plus d’une décennie, à faire de Rabat une capitale du Street Art, « régulièrement citée pour la qualité de ses fresques monumentales et la cohérence de son parcours artistique à l’échelle de la ville », selon les organisateurs.
Le festival aura ainsi « réactivé cette sensation désormais familière : celle d’une ville en mouvement, devenue terrain d’expérimentation à ciel ouvert pour des artistes venus du Maroc et d’ailleurs », soulignent les organisateurs dans un communiqué.
Au total, près de 2.500 m² de surfaces murales supplémentaires ont été réalisés en 2026, portant à plus de 20.000 m² la surface peinte depuis la création du festival. « Derrière ces chiffres, une réalité tangible : celle d’une ville qui se construit, couche après couche, image après image. En onze éditions, plus de 250 artistes ont contribué à cette cartographie vivante », précise-t-on.
Dans cette dynamique, le mur collectif continue de jouer un rôle clé. Véritable laboratoire à ciel ouvert, il s’impose comme un espace de formation, d’expérimentation et de révélation. « Le mur collectif est une véritable pépinière d’artistes muralistes marocains. C’est là que beaucoup font leurs premières armes à grande échelle, avant de s’approprier pleinement la ville », souligne Salah Malouli, directeur artistique du festival.
Les visites guidées témoignent de l’engouement pour cette manifestation artistique. Complètes chaque week-end, avec trois parcours proposés dans les circuits Hassan, l’Océan et Yacoub El Mansour, elles ont accompagné des centaines de visiteurs à la découverte des fresques et de leurs histoires.
« JIDAR ne se contente pas d’ajouter des œuvres à la ville, il modifie les regards, installe des habitudes, crée des points de rencontre », insistent les organisateurs.

