Le CNDH encourage la dénonciation du chantage sexuel

Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) souligne la nécessité d’encourager la culture de dénonciation du chantage sexuel dans les universités, sur fond d’affaires de harcèlement sexuels qui ont éclaté dernièrement dans certains établissements supérieurs.

Dans un communiqué publié jeudi au terme d’une réunion consacrée aux affaires de chantage et de harcèlement sexuels dans certaines facultés et instituts supérieurs, le CNDH, qui assure scruter de près ces développements, se déclare profondément préoccupé par la multiplication des actes de chantage, de violence sexuelle et de la violence dans la société.

Le CNDH estime que les campagnes de diffamation et de harcèlement contre les étudiantes ayant dénoncé ces faits constituent une violation grave des droits de l’Homme, appelant à protéger les victimes et les témoins, et à prendre en charge les victimes sur les plans judiciaire, médical et psychologique.

Le Conseil a, en outre, pointé du doigt la négligence des plaintes par les administrations des établissements concernés et l’hétérogénéité des procédures annoncées par ces établissements, regrettant l’absence de structures adaptées pour la prise en charge de ce genre d’affaires au sein de ces établissements.

Le Conseil a rappelé que le rôle des médias est d’informer sur ces sujets et non de diffamer les victimes, relevant l’importance de diligenter des enquêtes par le ministère public, en plus des mesures administratives engagées par le département de tutelle.

Saluant l’initiative des victimes qui ont dénoncé ces faits, le CNDH a insisté sur la nécessité d’accompagner cette dynamique par des mesures visant à dépasser les effets néfastes sur les établissements concernés et à rétablir la confiance.

Le Conseil a invité le ministère de tutelle à généraliser le protocole de Marrakech pour la protection des étudiantes contre la violence et le harcèlement, à créer un mécanisme de dénonciation et à prendre en charge les victimes.

Des équipes des commissions régionales des droits de l’Homme avaient procédé à l’écoute d’étudiantes victimes à Settat et Oujda et tenu des réunions avec des associations d’étudiants et des enseignants, en plus du suivi de cas similaires dans d’autres villes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.