L’ancien président brésilien, Jair Bolsonaro a quitté jeudi 1er janvier la clinique DF Star de Brasilia, où il était hospitalisé depuis plus d’une semaine à la suite d’une opération d’une hernie inguinale, pour regagner la prison où il purge une peine de 27 ans pour tentative de coup d’État en 2022.
Plus tôt dans la journée, la Cour suprême du Brésil avait rejeté une demande d’assignation à résidence formulée pour raisons médicales par ses avocats qui affirment que l’état de santé du dirigeant de 70 ans s’était aggravé et qu’un retour en détention faisait peser un «risque concret» sur sa vie.
Dans sa décision, le juge Alexandre de Moraes a estimé que «contrairement à ce qu’affirme la défense, l’état de santé de Jair Bolsonaro ne s’est pas aggravé».
Hospitalisé depuis le 24 décembre, l’ancien chef de l’État, déjà fragilisé par les séquelles d’un attentat au couteau subi en 2018, a récemment subi plusieurs interventions, dont une opération chirurgicale le jour de Noël.
Ses médecins ont par ailleurs dû traiter des crises de hoquet aiguës, provoquant un blocage du nerf phrénique par injection d’analgésiques. Ils alertent également sur une apnée du sommeil sévère et des complications digestives, évoquant un risque de pneumonie ou d’accident vasculaire cérébral en l’absence de suivi spécialisé.
La défense invoque un précédent juridique, rappelant que l’ex-président Fernando Collor de Mello avait obtenu en 2024 l’autorisation de purger sa peine à domicile pour des raisons de santé. Le fils aîné de Jair Bolsonaro, le sénateur Flavio Bolsonaro a qualifié la dernière décision judiciaire de «torture».
Reconnu coupable d’avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir après sa défaite électorale face à l’icône de la gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, Bolsonaro demeure incarcéré depuis novembre.
Politiquement marginalisé et déjà inéligible, il continue toutefois de clamer son innocence et de dénoncer une «persécution». Depuis sa cellule, il a récemment soutenu la candidature de son fils à la présidentielle d’octobre 2026, au cours de laquelle Lula pourrait briguer un nouveau mandat.

