La Chine a vivement réagi mardi à l’annonce du président américain, Donald Trump d’imposer des droits de douane de 25 % à l’ensemble des pays commerçant avec l’Iran, une mesure qui menace de bouleverser les équilibres économiques et diplomatiques déjà fragiles autour de la République islamique d’Iran.
La Chine a assuré qu’elle «protégera fermement ses droits et intérêts légitimes», dénonçant une décision susceptible d’alimenter de nouvelles tensions internationales.
«Les guerres tarifaires n’ont pas de gagnants», a déclaré Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’un point presse à Pékin, soulignant que la Chine défendrait ses intérêts «légaux et légitimes», alors que les échanges commerciaux sino-américains se chiffrent à plusieurs centaines de milliards de dollars par an, faisant des deux pays les piliers de l’économie mondiale.
Sur le plan politique, Mao Ning a également réaffirmé le soutien de Pékin à l’Iran, appelant à la «stabilité nationale» et à la fin des «ingérences dans les affaires intérieures» de la république islamique, rappelant à ce titre, que la Chine s’oppose «à l’usage ou à la menace de l’usage de la force dans les relations internationales», une position qui tranche avec la rhétorique de Washington.
Dans un message publié lundi sur son réseau social Truth Social, le président américain, Donald Trump a annoncé que «tout pays faisant des affaires avec la République islamique d’Iran devra s’acquitter de droits de douane de 25 % sur l’ensemble de ses échanges commerciaux avec les États-Unis».
Le locataire de la Maison Blanche a insisté sur le caractère «définitif et irrévocable» de cette décision, tout en laissant planer la menace d’un recours à la force en cas de répression accrue des manifestations en Iran.
Cette annonce est toutefois intervenue peu après que la Maison-Blanche a indiqué que le président américain « montrait un intérêt » pour une voie diplomatique avec Téhéran.
En Iran, la situation demeure explosive. Des contre-manifestations de soutien au gouvernement ont été organisées lundi dans plusieurs régions, tandis que les protestations antigouvernementales entraient dans leur seizième jour, sur fond de crise économique aiguë.
Les autorités de Téhéran accusent les États-Unis et Israël de soutenir des «émeutiers armés» responsables d’attaques contre des lieux publics. Selon l’ONG Human Rights Activists News Agency, les violences liées à ces troubles ont déjà fait 646 morts, accentuant la pression internationale et particulièrement américaine, autour du dossier iranien.

